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Justine Eeckman
clownédienne-boufonne / pédagogue
Je forge ma pratique de comédienne et de pédagogue autour du clown, du bouffon et du théâtre, en privilégiant une approche corporelle, sensorielle, spontanée et intimiste. Mon travail vise à favoriser l’expression, la circulation des émotions et la remise en question de nos certitudes, à travers une recherche vivante et incarnée. Ma démarche artistique et pédagogique se nourrit des rencontres, des expériences et de l’observation du monde qui m'entoure.
Le clown : Je me forme auprès d’Éric Blouet (Cie Kumulus) qui me transmet sa pédagogie. En observant des comédien·nes éprouvant des difficultés à jouer et à s'amuser sur le plateau, il a créé des outils spécifiques pour aider à lâcher certaines résistances et jugements en cultivant "la bienveillance, le non-résultat, le ludisme, la sensibilité et le déraisonnable dans le jeu". Je continue d’explorer cette approche aux côtés de la Cie Les Consacrés, Sylvie Bernard (Cie Cogne Trottoir) et Maëlle Perotto (Cie Rhizôme). Je découvre la méthode de Michel Dallaire avec Christophe Thellier (Cie La Cerise sur le Noyeau).
Le bouffon : J’explore le jeu bouffonesque auprès de Joël Roth (La Machine à Coude, Voulem), Constantin Bréant (Cie Les Conflotistes), la Cie les Consacrés (formé par Cédric Paga), dans une approche mêlant satire, décalage et farce grotesque.
Le théâtre : Mon parcours s’enrichit de formations issues de différents courants de théâtre : théâtre corporel et d'improvisation avec Fanny Bérard (Cie Nanoua), théâtre de l’opprimé avec Gus Bas (Cie Impacta, Barcelone), théâtre de rue et activiste avec Grégory Cinus et Marjorie Neau (Cie des Tambours Battants), théâtre sensoriel avec la Cie Rouletabille, théâtre citoyen avec Jaouad Essounani (Cie Dabateatr, Rabat), théâtre grotesque avec la Cie Krizalid.
J’axe aujourd’hui mon travail sur la rencontre entre écriture et improvisation, pour développer un jeu plus sensible, ancré dans les sensations physiques, ouvert à la créativité du moment présent. Ma pédagogie s’appuie sur des outils ludiques et concrets, permettant aux acteur·ices et joueur·ses de libérer leurs résistances, de retrouver de la détente, de l'ouverture, de la dérision et de la "bonne" distance nécessaires au jeu. J’invite chacun·e à reconvoquer la joie et le plaisir de jouer « comme un enfant libéré de ses jugements et tabou ».